Covid-19 : l’évolution en cours de la pharmacie au service des patients est-elle compromise ?

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Du 26 janvier au 9 février 2021, l’Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France diffusait
son Enquête Bien-Être visant à évaluer l’impact de la Covid-19 sur les étudiants en pharmacie.
Aujourd’hui sort le Dossier de Presse s’y rapportant, un constat alarmant y est fait :

  • 31,2% des étudiants ont déjà pensé à arrêter leurs études, et pour ¾ des étudiants ayant eu
    cette volonté, la crise sanitaire a joué un rôle. Cela signifie que 26,8% des étudiants ont voulu
    arrêter leurs études à cause de la pandémie.
  • 33% des étudiants en pharmacie ont l’impression que leur diplôme a moins de valeur à
    cause de la Covid-19.
    De ces résultats prennent racine de nombreuses questions quant au monde de la pharmacie de demain
    qui doit justement répondre à de nouveaux défis en matière de santé publique.
    Faut-il revoir le modèle des études de pharmacie, notamment pour faire face à des situations de
    crise qui risquent de se reproduire ?
    Le découragement de près d’un quart des étudiants est-il seulement dû aux contraintes de
    l’enseignement à distance du fait de la Covid-19 ? L’ampleur de cette démotivation ne traduit-elle pas un
    malaise plus profond impliquant le choix même d’une carrière pharmaceutique ?
    Ne risque-t-on pas une désertification accrue d’une profession déjà en difficulté dans certains
    territoires ?
    La dévalorisation du diplôme – réelle ou seulement ressentie – ne risque-t-elle pas de remettre en
    cause l’évolution de ces dernières années vers un rôle accru du pharmacien dans le système de santé et
    de sa place dans le parcours de soins du patient ?
    Cette crise aura mis en évidence les failles et l’inadaptation de notre système éducatif ainsi que son
    incapacité à répondre aux besoins et aux aspirations légitimes des étudiants. À l’aube d’une profession
    nouvelle, il faut repenser l’accès aux soins et à la prévention des étudiants, lutter contre la précarité,
    s’engager pour le bien-être et l’épanouissement de l’étudiant, œuvrer pour l’amélioration de sa santé
    physique et mentale.